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AMÉLIORER LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS EN PHASE PALLIATIVE

Le Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique a, depuis les années 2000, contribué à mettre en place et à soutenir en Afrique francophone une activité d’oncologie pédiatrique. Il a notamment participé et organisé des formations pour les soignants et des envois de médicaments et mis en place des protocoles thérapeutique multicentriques adaptés au contexte africain.

 

PR LAILA HESSISSEN

Secrétaire générale du Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique


Les actions du Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique (GFAOP) ont contribué à une amélioration du pronostic du cancer chez les enfants dont certains sont guéris. Cependant, le taux de guérison reste inferieur à celui rapporté par les équipes occidentales. Avant que les enfants africains ne bénéficient de progrès thérapeutiques significatifs, pour beaucoup d’entre eux, une option « palliative » reste la seule option réaliste.

UNE FORMATION DÉDIÉE AUX SOINS PALLIATIFS

Tenant compte de cette réalité, le GFAOP a mis en place un programme de formation en soins palliatifs au profit des soignants en oncologie pédiatrique de l’Afrique francophone. Ce programme intitulé « Integrating Palliative Care in the GFAOP Pediatric Oncology Approach … and Beyond ? » est une réponse à un appel à projet de la Fondation Sanofi Espoir dans le cadre de son programme MY CHILD MATTERS. Cette connotation palliative, avec son corollaire de prise en charge accrue des symptômes, semble être l’un des moyens de consolider le fonctionnement de ces équipes, engagées dans une dynamique endogène de guérison. Par ailleurs, il semble évident que l’intégration d’une dimension de soins palliatifs, qui va au-delà des aspects purement médicaux de la maladie et s’ouvre explicitement sur la société civile, améliorera la qualité globale des soins et encouragera les autorités sanitaires à en consolider l’organisation. Le choix de l’axe hospitalier est basé sur le caractère symbolique de la cancérologie pédiatrique et la diffusion des compétences à partir de ce modèle. La formation s’adresse à toutes les unités d’oncologie pédiatriques membres du réseau GFAOP (soit 18 au moment où le projet a été lancé). Ces dernières désignent une équipe pluri-professionnelle porteuse d’un projet destiné, en 2 ans, à améliorer les pratiques dans le domaine de la douleur et/ou des soins palliatifs et qui se porte garante de sa mise en œuvre, de son évaluation et de sa pérennisation.

UNE PARTICIPATION MAROCAINE REMARQUÉE

Après 2 sessions qui ont eu lieu à Dakar du 20 au 24 février (21 stagiaires) et à Abidjan du 27 au 31 mars (19 stagiaires), la 3e session s’est déroulée à Rabat du 11 au 15 septembre derniers, en partenariat avec la Fondation Lalla Salma-Prévention et Traitement du Cancer. Cette dernière session a réuni 25 stagiaires provenant de 4 pays (Algérie, Maroc, Mauritanie et Tunisie), soit 12 médecins, 11 infirmiers et 2 psychologues. 15 des participants étaient Marocains. Cette disproportion peut s’expliquer par le nombre élevé d’unités d’oncologie pédiatrique au Maroc, en rapport avec sa position éminente dans le consortium GFAOP, mais aussi à l’ouverture du groupe aux équipes de soins palliatifs nouvellement opérationnelles dans le pays. Elle s’explique aussi par le fait que le Maroc a mis en place un plan national pour améliorer l’accès aux soins palliatifs des patients atteints de cancer qui a permis le démarrage des activités d’équipes de soins palliatifs dans les principaux CHU du Royaume et dans certaines grandes villes. Les équipes participantes ont adhéré pleinement à la formation avec une fluidité et une richesse des échanges qui ont eu un impact positif sur l’évolution des projets portés par les stagiaires. Il est à noter que les interventions des enseignants marocains ont été très appréciées par les participants. En Afrique Subsaharienne, les projets étaient majoritairement axés sur la douleur dont la prise en charge est entravée par le manque de moyens, notamment le manque de disponibilité de la morphine.

DE NOMBREUX INTERVENANTS

La prise en charge de la douleur a été ainsi le thème central de la plupart des projets, mais dans une perspective de structuration, pour améliorer l’utilisation et l’accessibilité notamment hors hôpital des antalgiques majeurs. Un premier pas vers une réflexion plus opérationnelle et coopérative de l’offre de soins palliatifs a été donc menée. La réussite de cet événement a été rendue possible grâce à l’excellente organisation sur place, supervisée par le Pr Laila Hessissen avec l’aide logistique de la Fondation Lalla Salma. L’ouverture officielle a été marquée par la présence de M. Abdelkader Errougani, directeur du CHU Ibn Sina, le Dr Mhamed Harif, président du GFAOP, Mme El Khansa Mehdaoui, représentante du ministère de la Santé (Direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies DELM), Mme Linda El Alami, représentante du CHU Ibn Sina, Mme Imane El Haouachim, représentante de la Fondation Lalla Salma (chef de projet soins palliatifs) et le Pr Mohammed Khattab, chef du service d’hémato-oncologie pédiatrique de Rabat. La formation s’est déroulée en présence également de Mme Anne Gagnepain-Lacheteau, directrice médicale de la Fondation Sanofi Espoir, que le GFAOP a tenu à remercier pour son soutien inconditionnel à ce projet. Les membres du GFAOP ont aussi remercié l’association L’Avenir et M Jaouad Belahcen, directeur du Centre national d’oncologie et toute son équipe. Un point presse a par ailleurs été organisé en marge de cet événement et a été relayé par les chaines nationales de TV. Pour le GFAOP, l’engagement des différents intervenants dans ce projet est le garant de l’essor d‘un processus déjà en place, où il est surtout question d’amélioration de la qualité globale de soins.

 

TROIS QUESTIONS AU PR LAILA HESSISSEN

SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DU GROUPE FRANCO-AFRICAIN D’ONCOLOGIE PÉDIATRIQUE

Quel bilan faites-vous de l’introduction des soins palliatifs dans les établissements de soins au Maroc ?

Actuellement, dans les standards internationaux, les soins palliatifs doivent être envisagés et organisés dès la première admission du patient. Dans ce domaine et concernant les adultes, le plan national pour les soins palliatifs oncologiques a permis de mettre en place des équipes compétentes et très efficaces, notamment à Casablanca. Les autres villes suivent le rythme et s’organisent peu à peu avec un élément important : les équipes déjà en place soutiennent les autres en matière de formation. Concernant l’enfant, nous sommes tous sensibilisés au sujet. Nous prenons tous en charge au niveau des centres d’oncologie pédiatrique des enfants en phase palliative. Toutefois, les soins ne sont pas bien structurés et nous avons impérativement besoin de développer des soins de proximité.

Comment comptez-vous procéder pour améliorer davantage les soins palliatifs dans les unités d’oncologie pédiatrique ?

Il est important de mettre en place les moyens humains et matériels nécessaires et des protocoles et procédures spécifiques. Il faut aussi développer et structurer notre réseau de soins pour améliorer la communication avec les centres périphériques et coopérer avec les associations de parents et d’aide telles qu’Avenir et Agir pour les encourager à soutenir les familles sur le plan financier et social. L’amélioration des soins palliatifs dans les unités d’oncologie pédiatrique passe aussi par le renforcement de la coopération avec les organismes nationaux et internationaux, notamment la Fondation Lalla Salma et la Fondation Sanofi Espoir, pour mettre en place un programme de formation.

Avez-vous fixé des objectifs chiffrés à vos actions ?

Sur le plan marocain et africain, l’objectif d’ici 2019 est que les équipes de soins palliatifs de tous les réseaux du GFAOP, dont les 5 services du Maroc, soient opérationnelles, sachant qu’actuellement aucun centre n’a une activité structurée dans ce domaine.

 

Source: https://www.doctinews.com/index.php/doctinews/institutionnel/item/6210-gfaop

Le service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de Casablanca se modernise

Mieux servir les cancéreux du sang
Ce service, particulièrement actif, projette de créer une unité de thérapie cellulaire d’ici maximum trois mois. Il compte, pour cela, sur l’appui des associations, dont le Lion’s Club les Iris de Casablanca.

Le service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique, qui relève de l’hôpital 20-Août de Casablanca, peut, désormais, s’enorgueillir d’être à la pointe de la technologie médicale. Ce service, dirigé par professeur Asma Quessar, projette, en effet, de créer une unité de thérapie cellulaire pour augmenter le nombre d’autogreffes de cellules souches hématopoïétiques qu’on surnommait auparavant greffe de moelle osseuse. Un projet extrêmement ambitieux pour lequel professeur Asma Quessar emploie toute son énergie pour le concrétiser. Car non seulement cette nouvelle unité va permettre d’augmenter le nombre d’autogreffes, mais elle vise également à améliorer l’autonomie du service.

Thérapie cellulaire
Force est de constater que la demande pour l’autogreffe ne cesse d’augmenter. Une hausse qui, hélas, fait face à une contrainte technique majeure dont souffre actuellement le service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique. Cette contrainte réside dans le fait qu’il soit nécessaire de congeler à -80 degrés les cellules souches hématopoïétiques pour conservation et les décongeler au besoin pour la réalisation de l’autogreffe.

Or, il existe actuellement un seul laboratoire qui offre cette possibilité pour toute la région de Casablanca. Se trouvant au centre régional de transfusion sanguine, ce laboratoire aux équipements un peu vétustes offre la possibilité de deux prélèvements seulement avec congélation par semaine. Et ceci, bien entendu, ne répond pas à la hausse de la demande pour l’autogreffe. Professeur Asma Quessar espère qu’avec l’appui de plusieurs associations à caractère social, ce projet de création d’une unité de thérapie cellulaire pourra voir le jour dans trois mois maximum.

Parmi ces associations, on peut citer le Lion’s Club les Iris de Casablanca, qui apporte un soutien financier et matériel considérable pour la médecine pédiatrique au Maroc. C’est grâce à ce club, particulièrement actif, que l’autogreffe chez les enfants avait été initiée dès 2012. En effet, le club avait fait don de deux machines (Cobe Spectra et Optia), qui permettent de réaliser des cytaphérèses (sélection des cellules souches hématopoïétiques pour autogreffe). En 2014, le nombre des autogreffes est passé de 20 environ à 48 par année. Il est, désormais, devenu possible de réaliser des autogreffes chez des enfants dont le poids est inférieur à 30 kg, grâce à l’acquisition de la machine Cobe Optia.

Mais, il faut savoir que cette activité de greffe a commencé en juillet 2004. Depuis cette date, plus de 300 autogreffes ont été réalisées chez des enfants et des adultes, pour des cancers du sang et diverses tumeurs de l’enfant. Une activité appelée à connaître rapidement un rythme de croisière après la mise en place de l’unité de thérapie cellulaire. Au grand soulagement des patients

La communauté africaine de l’oncologie pédiatrique boucle son 12e Congrès

Le douzième Congrès de la Société internationale d’oncologie pédiatrique en Afrique et la quatrième rencontre de l’organisation «Childhood cancer international» (CCI) ont eu lieu, du 5 au 8 avril à Marrakech, à l’initiative de la Société marocaine d’hématologie et d’oncologie pédiatrique (SMHOP).

 

Le Congrès de la Société internationale d’oncologie pédiatrique (SIOP), rencontre scientifique qui a réuni, à Marrakech, les acteurs de l’oncologie pédiatrique d’Afrique et d’ailleurs, était une plateforme idoine pour partager les expériences et examiner les moyens à même d’améliorer l’accès aux soins et au traitement pour les enfants atteints de cancer en Afrique, vu que le cancer est la deuxième cause de mortalité infantile. En effet, quelque 160.000 enfants sont touchés par la maladie chaque année dans le monde et 8 sur 10 d’entre eux vivent dans des pays défavorisés, particulièrement en Afrique. Outre des plénières consacrées aux cancers pédiatriques les plus fréquents dans le continent, le programme a comporté des sessions dédiées aux parents et aux infirmiers, une course à pied au profit des enfants atteints du cancer, organisée par la championne olympique Nezha Bidouane, en plus d’un cours international «Wilkins-Barrick course» sur les tumeurs cérébrales pédiatriques.

«L’Afrique est sans aucun doute le continent qui fait face aux plus grands défis liés au cancer pédiatrique, qui représente également un important problème de santé publique au Maroc», a souligné le ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, dans une allocution lue en son nom à l’ouverture de cet événement par le directeur régional de la santé. Le ministre a fait part de l’engagement du Royaume, en tant que modèle en matière de lutte contre le cancer dans le continent, à mettre toute son expertise à la disposition de ses pairs africains dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Le ministre a, d’autre part, mis en évidence le soutien et l’appui stratégique apportés par la Fondation Lalla Salma – Prévention et traitement des cancers à son département en matière de prévention et de contrôle de la maladie. À ce titre, il a fait remarquer que ce partenariat a abouti à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un Plan national dont les objectifs sont de réduire la morbidité et la mortalité imputables au cancer et aussi d’améliorer la qualité de vie des patients souffrant d’un cancer et leurs proches. Abondant dans le même sens, la présidente de la SMHOP, Laïla Hessissen, a passé en revue les grandes avancées réalisées par le Maroc dans le domaine de l’oncologie pédiatrique et consécutives au soutien et à l’appui de la Fondation Lalla Salma qui fait de la lutte contre le cancer une priorité de santé publique. Dans ce cadre, elle a relevé que le Royaume, l’un des leaders pays du Continent en matière d’oncologie pédiatrique, ne cesse d’apporter son expérience dans le domaine aux autres pays africains à travers, notamment, l’organisation de formations dans cette discipline médicale. Approché par le journal «Le Matin» pour dresser l’état des lieux du cancer en Afrique, un oncologue sénégalais a fait savoir que le diagnostic tardif laisse peu de chances de rémission, comme l’atteste d’ailleurs le taux de rémission complète qui ne dépasse guère 25% dans le continent, alors qu’il atteint plus de 60% dans les pays les mieux pourvus en système de santé. Et de préciser que cet état de fait est la résultante de l’absence d’infrastructures hospitalières et de personnels qualifiés, de l’analphabétisme et du coût élevé des traitements.

 

Source: https://lematin.ma/journal/2017/la-communaute-africaine-de-l-rsquo-oncologie-pediatrique-boucle-son-12e-congres/270206.html

LOUARDI PRÉSENT AU CONGRÈS CONTINENTAL D’ONCOLOGIE PÉDIATRIQUE À MARRAKECH

L’Afrique est sans doute le continent qui fait face aux plus grands défis en matière de cancer pédiatrique ce qui requiert le renforcement des compétences des professionnels de santé concernés a relevé, ce mercredi 5 avril à Marrakech, le ministre de la Santé, El Houcine Louardi.

“Le royaume du Maroc, considéré un modèle en Afrique dans la lutte contre le cancer, s’est engagé dans le cadre de la coopération Sud-Sud, en mettant toute l’expertise qu’il a accumulée en la matière à la disposition de toutes les instances compétentes des pays de la région”, a relevé El Houcine Louardi dans une allocution prononcée en son nom à l’ouverture du 12ème congrès continental de la Société internationale d’oncologie pédiatrique qui se tient du 05 au 08 avril à Marrakech. 

Les cancers de l’enfant représentent un important problème de santé publique au Maroc, estime le ministre de la Santé ajoutant que, selon le registre des cancers de la région du Grand Casablanca, les cancers de l’enfant représentent 3,3 pc de l’ensemble des cas enregistrés entre 2008 et 2012, dont 58 pc des cas sont des garçons. 

Il a de même précisé que ce congrès revêt une importance capitale en mettant la lumière sur les soins oncologiques de l’enfant dans les pays africains.

“C’est une formidable opportunité pour la communauté de l’Oncologie pédiatrique de se rencontrer, de partager les différentes expériences des pays africains et de discuter des problèmes d’accès aux soins d’oncologie pédiatrique en Afrique”. 

De son côté, la présidente de la Société marocaine d’hématologie et oncologie pédiatrique (SMHOP), Laila Hessissen, a fait savoir que le royaume a enregistré de grandes avancées dans le domaine de l’oncologie pédiatrique, et ce, grâce au soutien et l’appui de la Fondation Lalla Salma–Prévention et traitement des cancer qui fait de la lutte contre le cancer une priorité de santé publique au Maroc et dans la région.

Elle a, à cet effet, noté que le Maroc est l’un des meilleurs pays d’Afrique en matière de l’oncologie pédiatrique, ajoutant que le royaume organise des formations pour des pays africains dans cette discipline médicale, dans le cadre d’un approche Sud-Sud qui renforce le droit de la population africaine à l’accès à des soins de santé acceptables, d’une qualité satisfaisante et d’un coût abordable.

Même son de cloche chez le pédiatre malien, Fousseyni Traoré, spécialisé en hématologie et oncologique, qui a salué les progrès enregistrés par le Maroc en matière du diagnostic et la détection précoce du cancer, ainsi qu’en matière des formations consacrées à cette spécialité relevant de la médecine interne.

“Le Maroc a gagné une avance particulière en matière de la prise en charge des personnes atteintes du cancer adultes et enfants, c’est un pays pionnier en Afrique dans le domaine”, a-t-il dit. 

Organisé par la Société Marocaine d’Hématologie et Oncologie Pédiatrique, ce congrès constitue une occasion pour tous les acteurs de l’oncologie pédiatrique de se rencontrer et partager leurs expériences, ainsi que de discuter des opportunités d’améliorer l’accès aux soins pour les enfants atteints de cancer en Afrique. 

Le programme de cet événement couvrira les nombreux aspects des soins oncologiques pédiatriques dans les pays africains, avec des séances plénières consacrées aux cancers pédiatriques les plus fréquents en Afrique. 

Cette manifestation sera, également, marquée par l’organisation des sessions de parents et d’infirmiers et un cours international “Wilkins-Barrick course” sur les tumeurs cérébrales pédiatriques. 

Par ailleurs, en marge de ce congrès, une course à pied au profit de l’enfant atteint du cancer sera organisée par la championne olympique marocaine, Nezha Bidouane.

Source: http://www.quid.ma/societe/louardi-present-au-congres-continental-d%E2%80%99oncologie-pediatrique-a-marrakech
Source: http://maroc-diplomatique.net/lafrique-continent-face-aux-plus-grands-defis-matiere-de-cancer-pediatrique/

Hématologie et oncologie pédiatrique : Accès aux soins et aux médicaments coûteux

Evénement majeur de formation continue, les congrès de la SMHOP ont toujours revêtu un caractère particulier tant pour les organisateurs que pour les participants en ce sens que c’est un espace idoine de débat, d’échanges et  une occasion pour consolider davantage la notoriété de l’hématologie et de l’oncologie pédiatrique.
Ce 8ème congrès de la société Marocaine d’Hématologie et d’Oncologie pédiatrique, n’a pas dérogé à la tradition bien encrée.
Au menu de cette édition, des analyses critiques et exhaustives notamment sur les développements les plus innovants en matière des soins palliatifs en oncologie pédiatrique.

Accès aux soins en cancérologie

Au centre des débats, le problème d’accès aux soins dans les pays émergents que ce soit en cancérologie ou en hématologie, en particulier aux médicaments coûteux. Pour les experts, la commercialisation des biosimilaires au Maroc en l’absence d’une réglementation rigoureuse compromet les soins de santé  et provoque un gaspillage des ressources du système de santé. Cette année, les thèmes choisis portent, entre autres, sur la prise en charge de certains types de cancers comme les rhabdomyosarcomes et les  aplasies médullaires de l’enfant. Ces thèmes sont déclinés tout au long du congrès dans de nombreuses sessions animées par d’éminents experts nationaux et internationaux.
Dans le droit fil des préoccupations de l’oncologie pédiatrique, le comité organisateur consacre une série d’interventions sur les soins palliatifs en oncologie pédiatrique.  Le droit de ne pas souffrir est de plus en plus pris en compte par le personnel soignant étant donné qu’il constitue un des critères d’évaluation de la qualité des soins offerts aux enfants cancéreux. Cette prise en charge a été davantage consolidée depuis la mise en place par l’association Lalla Salma de lutte contre le cancer d’un projet spécifique et la création auparavant du Centre National des Soins Palliatifs et Traitement de la Douleur.
Pour les experts, la commercialisation des biosimilaires au Maroc en l’absence d’une réglementation rigoureuse compromet les soins de santé  et provoque un gaspillage des ressources du système de santé.

Biosimilaires : Plus de rigueur et de vigilance

Le cadre réglementaire des biosimilaires a lui été présenté par le Pr Sylvie Hansel-Esteller, Professeur de pharmacie clinique-Praticien hospitalier du Centre hospitalier Universitaire Régional (CHRU) de Montpellier.

Qu’est ce que les biosimilaires ?

Les biosimilaires sont des produits biologiques similaires à des produits biologiques de référence, ayant perdu leur brevet.
Contrairement aux génériques pour lesquels seule une étude de bioéquivalence est requise en plus des données chimiques, la démonstration de la similarité du biosimilaire avec le produit biologique de référence nécessite en plus des données cliniques et toxicologiques, ainsi que des données comparatives avec le produit biologique de référence.
En Europe par exemple, les autorités sanitaires européennes sont très exigeantes lors de l’examen des dossiers d’enregistrement des biosimilaires.
La rigueur doit être maximale car la qualité du biosimilaire par rapport à son médicament de référence est hautement dépendante du procédé de fabrication. Développer ce type de produits demande donc des investissements lourds et une grande expertise.

Garantir aux biosimilaires, la qualité, l’innocuité et l’efficacité

L’intérêt accordé à la nécessité de garantir aux biosimilaires mis sur le marché marocain, la qualité, l’innocuité et l’efficacité exigées à l’échelle internationale, est né des préoccupations éthiques et médico-sanitaires des spécialistes de mettre à la disposition du patient les moyens thérapeutiques les plus adéquats pour augmenter ses chances de guérison et améliorer par là sa qualité de vie. Une réglementation marocaine devient ainsi une priorité et ce afin, de protéger le citoyen de ces copies illégales dont la source et la qualité sont mises en question», explique à ce propos le Pr Laila Hessissen.
De son côté, le Pr Sylvie Hansel-Esteller explique à ce propos que «En raison de la complexité des processus de leur production et des risques d’immunogénicité et de mauvaise tolérance qu’ils peuvent présenter, liés à la variabilité biologique des sources de production (substance produite à partir d’une cellule ou d’un organisme vivant ou dérivé de ceux-ci), les biosimilaires ne peuvent être mis sur le marché que s’ils présentent les mêmes propriétés en termes de qualité, d’efficacité et de sécurité, que les médicaments biologiques de référence. Cette situation impose la mise en place d’une législation rigoureuse prenant en compte les spécificités des biosimilaires» en attente de validation
L’homologation de ces produits par rapport aux médicaments de référence doit s’appuyer, de ce fait, sur la similarité des résultats thérapeutiques, basés sur des études cliniques appropriées englobant des centaines de patients, et non pas uniquement sur la base d’une équivalence pharmaceutique, comme c’est le cas pour les génériques traditionnels.
«En l’absence de réglementation nationale relative à l’usage des biosimilaires selon les normes internationales fixées par l’OMS, les instances sanitaires sont vivement appelées à une plus grande vigilance à ce niveau. Une des alternatives avancée dans ce sens est de  ne permettre la commercialisation qu’aux biosimilaires enregistrés dans des pays de référence en Europe par l’Agence européenne des médicaments (EMA) ou aux Etats Unis par la Food and Drug Administration (FDA)», avance dans ce cadre le Pr Abdellah Madani, Vice-Président de la SMHOP.   Très impliquée dans l’introduction et la mise en application des progrès enregistrés en hématologie et en oncologie pédiatrique au Maroc, la SMHOP organise annuellement son congrès médical. L’objectif principal est de proposer aux participants les avancées techniques diagnostiques et thérapeutiques les plus récentes dans ces deux disciplines médicales.
Comme pour les précédentes, la 8e édition du congrès de la SMHOP organisée sans le Haut Patronage de SAR la Princesse Lalla Salma, s’inscrit dans un contexte où l’incidence des maladies cancéreuses chez l’enfant à l’échelle nationale ne cesse d’augmenter. Elle vient de ce fait contribuer aux actions de lutte engagées contre cette problématique de santé publique dans notre pays dont la formation initiale des spécialistes et l’actualisation permanente de leurs connaissances dans ce domaine, constituent une étape essentielle.
Cette manifestation scientifique  a été marquée par la cérémonie d’hommage à l’honneur du Pr Fouzia Msefer Alaoui, fondatrice de la SMHOP, ancienne Chef du service de pédiatrie hématologie et oncologie à l’Hôpital des Enfants de Rabat, et présidente actuelle de l’Association «Avenir».
Un grand hommage postum a aussi été rendu à la regrettée professeur Lamya Kanouni
Comme pour les précédentes, la 8e édition du congrès de la SMHOP organisée le Haut Patronage de SAR la Princesse Lalla Salma, s’inscrit dans un contexte où l’incidence des maladies cancéreuses chez l’enfant à l’échelle nationale ne cesse d’augmenter. Elle vient de ce fait contribuer aux actions de lutte engagées contre cette problématique de santé publique dans notre pays dont la formation initiale des spécialistes et l’actualisation permanente de leurs connaissances dans ce domaine, constituent une étape essentielle.

A propos de la de la SMHOP

Depuis sa création en 1996, la (SMHOP) ne cesse d’œuvrer pour la formation continue des soignants, la promotion de la recherche clinique et la sensibilisation sur les affections hématologiques et cancéreuses chez l’enfant auprès des instances sanitaires nationales.
Créatrice de synergies entre les différentes disciplines médicales qu’elle regroupe en son sein (pédiatrie, hématologie, chirurgie…), cette ONG accompagne les soignants (médecins, infirmiers, psychologues…) grâce à un programme de formation et à la constitution de groupes de travail multidisciplinaires afin d’améliorer la prise en charge d’enfants marocains atteints de maladie hématologique bénigne ou d’un cancer.

Source: http://albayane.press.ma/hematologie-et-oncologie-pediatriquen-acces-aux-soins-et-aux-medicaments-couteux.html

BIOSIMILAIRES, La SMHOP veut une réglementation

Les membres de la SMHOP appellent à une réglementation rigoureuse des biosimilaires.

Le sujet sera débattu lors du congrès de la Société marocaine d’hématologie et d’oncologie pédiatrique (SMHOP) organisé du 19 au 21 avril à Rabat. «L’intérêt accordé à la nécessité de garantir aux biosimilaires mis sur le marché marocain la qualité, l’innocuité et l’efficacité exigées à l’échelle internationale est né des préoccupations éthiques et médico-sanitaires des spécialistes de mettre à la disposition du patient les moyens thérapeutiques les plus adéquats pour augmenter ses chances de guérison et améliorer, par là, sa qualité de vie. Une réglementation marocaine devient ainsi une priorité et ce afin de protéger le citoyen des copies illégales dont la source et la qualité sont remises en question », affirme le Pr Laila Hessissen, présidente de la SMHOP dans un article publié par le quotidien « Aujourd’hui ».

Source: http://doctinews.com/index.php/joomla-pages-iii/categories-list/54-actualite/actualite/1594-biosimilaires

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